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Ben, Siré, Alpha, Morris, Cissé, Behnam,Tom, Mohamed, Reynold, Camara, Yohan...

Projet réalisé en partenariat avec l'école alternative des monts d'Arée en résidence à l'association LE LIEU

Nations Unies, Genève 2019

De l'œuvre du sculpteur à l'œuvre commune

Durant des mois, sous l'impulsion du sculpteur Romain Langlois, une œuvre collective et ouverte a pris forme.

En résidence artistique au L.I.E.U, où un espace de création lui était consacré, Romain Langlois a travaillé de manière régulière pendant deux mois avec une vingtaine de jeunes hommes, entre 16 et 19 ans à la création d’une sculpture.

La rencontre a été possible grâce aux « Utopistes en action », une association s’occupant de l'accueil, de l’intégration et de la défense des droits des migrants, et soutient ces jeunes immigrés qui ont habité un temps à proximité du port de Roscoff d’où les ferries vont et viennent entre la France et l’Angleterre. Ayant créé une école alternative sur les Monts d’Arre, les utopistes en actions ont été un interlocuteur central et privilégié de ce projet.

Akène

L'arbre est un élément végétal symbolique fort au centre de bon nombre de cultures. Souvent perçu comme l'axe du monde, sa verticalité est un repère, son feuillage un abri, son ombre un lieu d'accueil. Déraciné, Il se mue en graine, condense son histoire, son héritage. C'est cela un akène une graine portée par le vent, un arbre en devenir et c’est ce que propose l’artiste aux hommes qui l’ont rejoint dans l’atelier, de créer un arbre, ensemble, de bronze et de chêne, une sculpture offrant l'espace de ses branches à leur imaginaire.

 

Atelier et création

Un temps est consacré toutes les semaines. Un temps où se distille l’apprentissage d’un savoir-faire, celui du travail sur bois. Un temps de la matière pour soi.

La confiance et la familiarité avec les outils s'installent. Chacun des participants peut commencer à imaginer comment il veut intervenir sur le tronc commun de la sculpture, il définit son projet sculptural, ce qu’il désire inscrire dans la matière, graver. Un encadrement se déroule sur une ou plusieurs journées suivant la complexité de la réalisation imaginée. Enfin le geste se poursuit dans le choix du placement de la branche réalisée sur l’arbre.

La parole transformée, sous l’impulsion des coups de gouges renferme une promesse : ce qui est gravé restera !

Atelier et création

Un temps est consacré toutes les semaines. Un temps où se distille l’apprentissage d’un savoir-faire, celui du travail sur bois. Un temps de la matière pour soi.

La confiance et la familiarité avec les outils s'installent. Chacun des participants peut commencer à imaginer comment il veut intervenir sur le tronc commun de la sculpture, il définit son projet sculptural, ce qu’il désire inscrire dans la matière, graver. Un encadrement se déroule sur une ou plusieurs journées suivant la complexité de la réalisation imaginée. Enfin le geste se poursuit dans le choix du placement de la branche réalisée sur l’arbre.

La parole transformée, sous l’impulsion des coups de gouges renferme une promesse : ce qui est gravé restera !

La sculpture 

Sa base de bronze au silicium vient enserrer les poutres maîtresses en chêne et le développement de sa canopée. Du corps de graine aux branches, cet arbre dépasse 11 m sur 5 m, ses matières forment de véritables capsules temporelles pour les empreintes.

Au fur et à mesure, l'arbre se charge d'images, de symboles, d'histoires. Peu à peu, celle-ci le font croître, Son terreau de croissance est composé d'imagination, de vies déracinées, indissociables les unes des autres, où la force des coups de gouges côtoie la finesse des détails gravés.

 

Par eux l'arbre de palabre se crée, la sculpture devient peu à peu un totem commun mélangeant nationalités, cultures et imaginaires. Elle invite le regard à chercher, à se perdre parfois, pour mieux reprendre son fil et considérer cet arbre tel un paysage humain.

Bon nombre de symboles protecteurs culturels passent de l’enceinte du foyer de jadis à celui de la sculpture. La mémoire devient collective au sein de cet arbre. Elle se partage, s'infuse et se fixe. Transfert des cultures des lieux et des personnes. Parfois le nom d'une mère survient, parfois le contour d'une île, souvent se grave l'espoir d'être protégé. Et toujours le même enthousiasme demeure, celui de laisser une trace, une présence.

Par ces reliefs sculptés à même la matière, l’arbre porte un message simple : Il appartient à qui souhaite le faire grandir.

Au hasard des lignes et histoires gravées surgit une conversation surprenante de l’Iran au Mali, de l'Égypte à la Syrie

Ne pas s’arrêter là - un collège de compétence se crée

En parallèle de cette création, Romain Langlois crée l'association 111 days afin d’accueillir ce projet dans une structure ouverte et collégiale.

La sculpture n'est pas une fin en soi, mais bien au contraire un début, les racines d’un projet ayant pour objectif une démarche plurielle, collective, nourrie de compétences diverses et s’inscrivant dans la durée.

Riche de cette expérience et de ces échanges forts avec ces hommes, l'association nourrit le désir de poursuivre l’œuvre en passant le relais à d’autres artistes, pour que le partage continue, que la parole s’exprime, que les histoires se racontent et circulent librement.

 

Une promesse

Cette sculpture en devenir perpétuel est destinée à être montrée au public. Il s’agit ici de considérer l’expression de ces hommes, de leurs expériences de vie, comme essentielles au sein de ce simple principe : ce qui impacte l’un se manifeste en l’autre.

Dans ce sens de nouveaux ateliers doivent voir le jour, de nouvelles rencontres également, afin que la parole et l’échange se poursuivent et relient les hommes les histoires les cultures et les continents.

 

Restitution

Le geste peut se poursuivre au sein d'une réflexion et faire sens avec les lieux et organismes accueillants le projet et la sculpture capable d'être rattachée à un événement comme de le créer par l'ampleur de sa présence.


 

Futur proche : Ateliers d'écriture

Romain Langlois propose à l’écrivaine Anne Collongues de poursuivre l’œuvre en offrant un atelier-espace d’écriture aux migrants qui ont crée l’arbre, pour que ce qui n’a pu être gravé puisse trouver un nouveau lieu d’expression. Les textes produits lors de l’atelier seront placés dans les sections libres de la sculpture, à la fois accessibles et protégés, pouvant être lus lors d’une présentation, performés puis replacés à l’intérieur et voyager avec la sculpture, où qu’elle aille, comme autant de messages logés dans des bouteilles, de lettres envoyées, de mémoire transmise, de récits racontés.


 

Partenariat et Mécénat

Pour que cette démarche et cette oeuvre se poursuivent, Akène est en recherche de partenariat, mécénat et lieux de restitution ou d’acquisition publique, en France comme à l'étranger.

Le pourtour du bassin méditerranéen étant privilégié pour continuer ces ateliers.

 


 

contact: 111.days.111@gmail.com      tel:06.43.80.57.46

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